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L'assaut final
Après 40 jours de combats intenses, trois brèches
ont été réalisées : une entre Tekfour-Seraï et la porte d'Andrinople
à la porte Caligaria, une autre brèche du côté de la porte Saint-Romain
et la dernière à la porte de Selymbria. Le travail des défenseurs
est de combler ces brèches avec tout les moyens disponibles. Mais
la longueur du siège n'est pas pour plaire au sultan d'autant plus
que le moral de ses troupes a baissé notamment à cause d'une rumeur
de gigantesque croisade en Occident. Mehmet II tente de se faire
livrer la ville par capitulation, offrant au basileus la Morée et
en cas de refus le massacre des Constantinopolitains, mais Constantin
XI répond que lui et ses hommes préfèrerent mourir plutôt que de
livrer la ville. Néanmoins les assiégés sont dans une situation
catastrophique, pendant que les Turcs reçoivent des renforts, les
Grecs désespèrent et les relations entre les défenseurs sont mauvaise
: Constantin XI a par exemple beaucoup de mal à réconcilier Notaras
et Giustiniani dont les relations se sont envenimées. Le 3 mai,
un bateau est envoyé dans la mer Egée pour avoir des nouvelles de
la flotte vénitienne, mais revient le 23 mai sans aucune nouvelle
des Vénitiens. Les défenseurs comprennent donc qu'ils n'ont plus
aucune chance de secours et qu'ils doivent s'apprêter au dernier
sacrifice.
L'assaut final est lancé dans la nuit du lundi 28 au mardi
29 mai 1453. La bataille dure toute la nuit ; au petit matin, les
Turcs parviennent à pénétrer à l'intérieur de la ville.
Quelques citoyens, vénitiens et génois surtout, parviennent à s'échapper
dans des navires bondés de rescapés. Du basileus Constantin XI Paléologue,
on ne retrouve que les insignes impériaux et un corps que plusieurs
soldats, y compris turcs, reconnaissent être celui de l'empereur.
La légende entretient ainsi l'image d'un souverain ayant combattu
jusqu’aux dernières heures de Byzance, et mort l’épée à la main. |