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État de l'empire
byzantin
En 1453, l’empire byzantin est réduit à la portion
congrue. Les Paléologues n’exercent plus le pouvoir qu'autour de
Constantinople et une partie du Péloponnèse. Les Byzantins ne contrôlent
plus les voies commerciales entre l'Occident et l'Extrême-Orient
qui avaient contribué à leur enrichissement. Les concessions commerciales
accordées aux Vénitiens et aux Génois se sont notablement accrues
au fil des siècles, les caisses sont conséquemment vides.
La ville avait déjà été encerclée par les forces turques en 1393.
Seulement devant l'obligation de combattre les Mongols à l'Est,
les Turcs laissèrent la ville sauve. Les années qui suivirent constituèrent
une période de calme relatif pour Constantinople, les Ottomans étant
occupés par des querelles dynastiques.
Cette accalmie ne fut pas mise à profit pour renforcer l’Empire.
Les rivalités théologiques entre les églises d'Orient et d’Occident
empêchaient l’acheminement d'aide aux byzantins. Par ailleurs, la
méfiance envers les occidentaux était grande suite au sac de la
ville lors de la quatrième croisade en 1204. Lucas Notaras, dernier
grand amiral de la flotte byzantine aurait dit : « Mieux vaut le
turban d'un sultan que la mitre d'un évêque ».
En 1422, Murad II, ayant mit fin aux querelles dynastiques, fait
le siège de Constantinople, impliquée dans les intrigues de la cour
ottomane. Il pille les possessions byzantines du Péloponnèse. Le
sultan négocie néanmoins un traité de paix et le versement d'un
tribut avec Jean VIII Paléologue afin de retourner mater une révolte
en Anatolie.
En 1430, les forces turques prennent et mettent à sac Thessalonique
et réduisent la population en esclavage.
La menace ottomane se fait de plus en plus pressante et le basileus
Jean VIII Paléologue est décidé à trouver un accord avec l'église
d'Occident. Aussi, en 1438, il prend la mer pour l'Italie en emmenant
avec lui des théologiens et des évêques (ils sont près de 700 à
avoir fait le voyage). Les deux églises se réunissent aux concile
de Ferrare et concile de Florence. Un accord finit par être trouvé
entre les églises latine et orthodoxe en 1439.
En 1440, les Turcs sont repoussés devant Belgrade et le pape en
conçoit de grands espoirs. Il prêche donc pour une nouvelle croisade.
Celle-ci est commandée par Vladislas, roi de Pologne et de Hongrie.
En 1444, les croisés sont mis en déroute à la bataille de Varna,
Vladislas est tué.
En 1448, une nouvelle bataille a lieu à Kossovo Polié; les Turcs,
grâce à des forces quatre fois plus nombreuses, remportent la victoire
sur les troupes hongroises de Jean Hunyadi. Ce fut la dernière tentative
pour aider l'empire byzantin agonisant.
En 1451, Mehmet II accède au pouvoir et sitôt sur le trône, prépare
le siège de Constantinople. La même année, le sultan, désireux d'enlever
toutes chances de secours à Constantinople, signe un traité avec
Venise (10 septembre), puis avec Jean Hunyadi (20 novembre). Constantinople,
abandonnée par ses alliés, se retrouve seule face à la plus forte
organisation militaire d'Europe. En 1452, il fait bâtir la forteresse
de Rouméli-Hissar pour bloquer l'entrée du Bosphore aux Chrétiens.
Plus rien ne s'oppose à ce que les Turcs conquièrent la ville. |